Le sommeil de bébé et enfant en été

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Le sommeil de bébé et enfant en été Empty Le sommeil de bébé et enfant en été

Message par Renetane le Sam 30 Juin 2007 - 6:19

Avec l’arrivée de la belle saison et d’un plus grand nombre d’heures d’ensoleillement, certains enfants rechignent à aller dormir alors qu’il fait clair à l’extérieur. En effet, s’endormir devient plus difficile lorsque le soleil est présent… quel que soit l’âge!

Nous savons maintenant que la lumière, plus particulièrement celle du soleil, agit grandement sur le cycle veille-sommeil. C’est donc par le degré d’exposition à la lumière que sont déterminés les épisodes de sommeil et d’éveil jouant un rôle important sur la sécrétion de la mélatonine, hormone produite par la glande pinéale (également appelée épiphyse). La sécrétion de mélatonine est inhibée durant le jour et stimulée durant la nuit, d'où ses autres noms : hormone du sommeil ou hormone de l'obscurité. Par l'intermédiaire de la mélatonine, l'épiphyse informe le cerveau sur les durées relatives des heures d'obscurité et d'éclairage sur une période de 24 heures (cycle journalier), mais aussi pendant toute l'année (cycle saisonnier). Voilà pourquoi, s’endormir devient plus difficile pour les enfants qui se couchent avant le soleil durant l’été.

Cependant, les enfants ont les mêmes besoins en sommeil durant la période estivale que durant les mois hivernaux.

Voici un aperçu de leur besoin en sommeil :

Âge / Sommeil nocturne / Sommeil diurne (siestes) / Commentaires

1 semaine / 8 à 10 h / 8 à 10 h / Sommeil ponctué de nombreux réveils
1 mois / 8 à 10 h / 7 à 9 h / Dort durant des périodes de 3-4 h
3 mois / 9 à 12 h / 5 à 6 h / réparties en 4-6 siestes Différencie la nuit du jour
6 mois / 11 à 13 h / 3 à 4 h / réparties en 3 siestes Sieste le matin, en début PM et courte sieste (environ 60 min) en fin PM
9–12 mois / 10 à 12 h / 2 à 4 h / réparties en 2 siestes Une sieste AM et une en début PM
18 mois /10 à 12 h/ 2 à 3 h / en 1 sieste Une longue sieste en début PM
2–4 ans / 10 à 12 h 30 min. à 2 h / Une sieste ou une période de repos en début PM
5 ans / 11 à 13 h 5 à 30 min. / Détente après le repas du midi

L’été, les activités à l’extérieur étant plus nombreuses, favorisant une bonne dépense énergétique et les temps de siestes moins bien respectés, l’enfant a besoin de récupérer par son sommeil nocturne pour être en forme le lendemain. Cependant, inutile de compter sur eux pour nous faire part de leur besoin en sommeil; rares sont ceux qui admettent leur état de fatigue. Voici certains signes très révélateurs du besoin de dormir chez l’enfant.

Observez son visage
La fatigue s’exprime tout d’abord sur le visage. Impossible de se méprendre sur la raison des bâillements successifs. L’enfant se frotte les yeux et son regard devient vague, il a manifestement besoin de se reposer.

Observez son corps
À mesure que la fatigue augmente chez l’enfant, sa température corporelle s’abaisse. Cela l’incite à restreindre ses mouvements, à se pelotonner. Il cherche le confort. Sa posture change, se ramollit. L’enfant devient de plus en plus maladroit : il se heurte et tombe plus souvent, ses mouvements sont lents et manquent de coordination. Il doit fournir des efforts accrus pour ter¬miner ce qu’il entreprend.

Observez son comportement
La fatigue se manifeste également par un comportement désagréable. Il se frustre plus facilement. La plupart des stimulations qui lui plaisent normalement ne l’intéressent plus. Il se désintéresse progressivement de tout, se concentre plus difficilement. Signes de fatigue encore plus évidents, les pleurs (parfois sans larme) se font entendre. Évidemment, si on ne couche pas l’enfant, ces derniers vont nécessairement s’accentuer.

Plusieurs enfants deviennent très bruyants et hyper excités lorsqu’ils sont fatigués. Leurs cris, leurs sauts, courses et mouvements brusques dérangent fréquemment les autres membres de la famille. S’ils sont trop longtemps laissés à eux-mêmes, ils seront difficiles à contrôler et à calmer.

D’autres, encore, réclament l’attention de l’adulte et veulent se faire prendre quand ils ressentent la fatigue. Par ailleurs, certains enfants possèdent déjà des ressources internes : ils expriment leur fatigue, mais semblent trouver par eux-mêmes le moyen de se calmer, se reposer et d’être confortable. Par exemple, ils se berceront ou prendront leur objet de transition (une couverture ou un toutou). Ces attitudes autonomes sont à encourager. L’admiration et la satisfaction de ses parents l’aideront à fixer ce comportement et à l’adopter au moment où il aura sommeil, qu’il fasse soleil ou pas.

Aliments favorisant le sommeil
Une manière simple d'augmenter la production de mélatonine consisterait à consommer des aliments riches en tryptophanes, un acide aminé essentiel à partir duquel l'organisme peut métaboliser la mélatonine. Les principaux aliments riches en tryptophane sont : la spiruline, les noix de soya, le fromage cottage, le foie de poulet, les graines de citrouille, la dinde, le poulet, le tofu, les graines de melon d'eau, les amandes, les arachides, la levure de bière, le lait malté, le lait et le yogourt. Voilà pourquoi nos mères vantent tant les bienfaits d’un verre de lait pour les bébés à l’heure du coucher. Toutefois s’il y a intolérance au lactose, l’ingestion de produits laitiers sera, au contraire, responsable chez l’enfant de gaz, ballonnements, diarrhées et crampes d’estomac. Une vérification des parents s’impose à ce sujet.

L’été, nous sommes parfois plus enclins à laisser les enfants grignoter durant la soirée. Cependant, l’alimentation est aussi à surveiller avant le coucher. Le moment et le type de nourriture sont des facteurs importants. Un léger goûter avant le sommeil peut faciliter l’endormissement, mais un repas copieux produit l’effet inverse. La stimulation de l’activité du système digestif nuit à l’endormissement et à la qualité du sommeil. Une collation légère peut contenir : un fruit ou un légume cru, un jus de fruits non sucré. Si l’enfant refuse ce type d’aliments, sans doute que sa petite fringale avant d’aller dormir n’a rien à voir avec un besoin alimentaire.

Obscurité
On peut aussi contribuer à accroître naturellement la production de mélatonine en utilisant d'autres moyens que l'alimentation : garnir les fenêtres de rideaux ou de stores qui coupent toute source de lumière extérieure. Il convient donc de s’assurer que l’environnement de l’enfant soit obscur au moment du coucher durant la période de l’été.

Toutefois, la peur de l’obscurité apparaît généralement vers l’âge de deux ans. L’enfant commence à réclamer que la lumière reste allumée dans la chambre ou le couloir, que la porte reste entrebâillée. Si tel est le cas, une veilleuse, de préférence avec une ampoule de couleur bleue, peut être installée dans sa chambre. Comparativement à une lumière blanche, des recherches ont démontré que la lumière bleue n’interfère pas avec les hormones du sommeil qui nécessitent la noirceur pour être secrétées, comme nous l’avons vu précédemment. Aussi, conservez l’habitude de garder la porte clause. Son environnement sera plus calme et silencieux et votre besoin d’intimité sera respecté.

Source de la chronique : http://www.mamanpourlavie.com/fr/conseils/statique/conseils_137.html
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