Anne-Marie Péladeau
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Anne-Marie Péladeau
Anne-Marie Péladeau retourne en prison
Jérôme Dussault Le Journal de Montréal
Après s'être réjoui il y a quelque temps des progrès accomplis par Anne-Marie Péladeau en cure de désintoxication, le juge Jean-Pierre Lortie a perdu patience hier, en l'envoyant derrière les barreaux d'ici son procès prévu en novembre.
«Vous avez atteint la limite du raisonnable dans les chances que je pouvais vous accorder», a lancé le magistrat à la fille du regretté fondateur de Quebecor.
Le 11 septembre dernier, la femme de 43 ans aux prises avec un problème de consommation de drogue depuis 30 ans a échoué un test de dépistage à la cocaïne à son retour à la maison l'Estime, à Sherbrooke. Après y avoir complété avec succès une cure fermée de trois mois, elle continuait d'y résider tout en ayant droit à des sorties progressives.
Se sentant coincée au retour d'une permission de cinq jours, Anne-Marie Péladeau aurait demandé à une autre pensionnaire de fournir l'échantillon d'urine à sa place. Devant le refus de cette dernière, elle aurait offert à la responsable qui l'a prise en défaut d'acheter son silence.
Ces deux tentatives de se soustraire à ses responsabilités lui ont valu des accusations supplémentaires d'entrave à la justice. Et c'est principalement ce qui a agacé le juge Lortie qui a parlé de chefs très graves. «S'il y avait eu seulement la rechute, ma décision aurait pu être différente», dit-il.
L'avocate de l'accusée, Me Nicole Giguère, a rappelé de son côté les premiers événements à l'origine des retours successifs de sa cliente devant la justice. Même si cette dernière était reconnue coupable dans l'affaire du vol suivie de son arrestation brutale en octobre 2005, elle risque au plus du sursis, a fait valoir l'avocate.
Pas de faveur
Le directeur clinique de la maison l'Estime, Jacques Loubier, témoignait pour sa part que la rechute «fait partie d'un cheminement qui n'est pas rare», dans une cure de désintoxication.
Le juge répliquait que l'accusée a déjà bousillé trois chances que lui avait données le tribunal. «Je ne veux pas qu'on s'imagine que parce que c'est madame Péladeau, on va faire un traitement de faveur», a-t-il affirmé, refusant tout cautionnement dans le dossier du 11 septembre et révoquant celui obtenu dans les précédents.
http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2006/09/20060919-093214.html
Jérôme Dussault Le Journal de Montréal
Après s'être réjoui il y a quelque temps des progrès accomplis par Anne-Marie Péladeau en cure de désintoxication, le juge Jean-Pierre Lortie a perdu patience hier, en l'envoyant derrière les barreaux d'ici son procès prévu en novembre.
«Vous avez atteint la limite du raisonnable dans les chances que je pouvais vous accorder», a lancé le magistrat à la fille du regretté fondateur de Quebecor.
Le 11 septembre dernier, la femme de 43 ans aux prises avec un problème de consommation de drogue depuis 30 ans a échoué un test de dépistage à la cocaïne à son retour à la maison l'Estime, à Sherbrooke. Après y avoir complété avec succès une cure fermée de trois mois, elle continuait d'y résider tout en ayant droit à des sorties progressives.
Se sentant coincée au retour d'une permission de cinq jours, Anne-Marie Péladeau aurait demandé à une autre pensionnaire de fournir l'échantillon d'urine à sa place. Devant le refus de cette dernière, elle aurait offert à la responsable qui l'a prise en défaut d'acheter son silence.
Ces deux tentatives de se soustraire à ses responsabilités lui ont valu des accusations supplémentaires d'entrave à la justice. Et c'est principalement ce qui a agacé le juge Lortie qui a parlé de chefs très graves. «S'il y avait eu seulement la rechute, ma décision aurait pu être différente», dit-il.
L'avocate de l'accusée, Me Nicole Giguère, a rappelé de son côté les premiers événements à l'origine des retours successifs de sa cliente devant la justice. Même si cette dernière était reconnue coupable dans l'affaire du vol suivie de son arrestation brutale en octobre 2005, elle risque au plus du sursis, a fait valoir l'avocate.
Pas de faveur
Le directeur clinique de la maison l'Estime, Jacques Loubier, témoignait pour sa part que la rechute «fait partie d'un cheminement qui n'est pas rare», dans une cure de désintoxication.
Le juge répliquait que l'accusée a déjà bousillé trois chances que lui avait données le tribunal. «Je ne veux pas qu'on s'imagine que parce que c'est madame Péladeau, on va faire un traitement de faveur», a-t-il affirmé, refusant tout cautionnement dans le dossier du 11 septembre et révoquant celui obtenu dans les précédents.
http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2006/09/20060919-093214.html
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